Le maillon faible !

dimanche 11 septembre 2005
par  Jacques Soncin
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Ces quelques lignes pour tenter de répondre à cette interrogation : pourquoi Jean-Noël Guérini a-t-il décidé de révoquer Jelloul Ben Hamida de son emploi au Conseil général, où il était affecté depuis plusieurs années ? L’article publié sur ce site, dénonçant cette ignominie, et qui a provoqué des centaines de réactions, évoque l’engagement de Jelloul contre le Traité constitutionnel européen. Mais il n’a pas été le seul, même parmi les employés du Conseil général à prendre une telle position. Même si cet événement a sans doute été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, il faut chercher ailleurs les affluents qui ont rempli le récipient.

Jelloul est d’origine tunisienne. Il milite contre la sévère dictature imposée au peuple tunisien par Ben Ali et ses proches. En 2001, il a été victime d’une brutale agression perpétrée par les barbouzes du régime, alors qu’il collait des affiches sur le port de la Joliette, à l’endroit où les Tunisiens embarquent pour retourner au pays. Il y a quelques mois, il a de nouveau été brutalisé devant sa porte. La police a retrouvé le coupable, la justice l’a condamné, mais on n’a pas pu élucider qui en était le commanditaire. Nos yeux se sont alors tournés vers Tunis. Ben Ali n’aime pas ceux qui contestent son pouvoir et il est très certainement satisfait de la mesure qui vient de frapper Jelloul.

Jelloul a longtemps été un permanent et un dirigeant de la fédération des Bouches-du-Rhône du parti communiste français. Depuis quelques temps, comme de nombreux communistes, il s’était un peu éloigné, sans jamais cesser d’être un compagnon de route du parti. Certains élus, dont la susceptibilité avait été froissée par tel ou tel coup de gueule, ont profité de cette situation pour faire reculer les frontières de leur solidarité. Jean-Noël Guérini savait sans aucun doute que les élus communistes les plus en vue de l’assemblée départementale lui laisseraient les mains libres. Et, effectivement, ils n’ont pas réagi à ce mauvais coup.

Enfin, même français, Jelloul reste un immigré et aujourd’hui s’en prendre aux Arabes et à tous ceux ou celles qui viennent du monde musulman en général semble être d’une excellente rentabilité électorale.

En bref, « Jelloul, vous êtes le maillon faible, bonsoir ! »

Et si Jelloul au lieu d’être le maillon faible devenait le grain de sable ?

C’est à nous de dire que nous refusons ce jeu ravageur, à nous de montrer que la solidarité est la plus forte, à nous d’exiger que les interdictions professionnelles ne soient pas une arme destinée à tuer le militantisme.

Notre mobilisation doit démontrer au président du Conseil général, et pas seulement à lui, que ses méthodes ne seront pas sans conséquences sur l’opinion et donc sur les prochaines échéances électorales.

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