Mort de "Benigno", compagnon de Che Guevara

vendredi 25 mars 2016
par  Yves Verdeil
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J’apprends à l’instant avec une infinie tristesse la mort, des suites d’un cancer, de Dariel Alarcon Ramirez dit Benigno.

C’est un grand révolutionnaire qui disparaît.

Engagé dès l’âge de 16 ans,alors qu’il était jeune "guajiro" analphabète, dans la guerrilla cubaine,après que les soudards de Batista eurent massacré sa jeune compagne, il combattit dans la colonne de Camilo Cienfuegos jusqu’à la victoire de 1959.

Promu capitaine peu après, il entreprit sous la ferme autorité de Ernesto "Che" Guevara des études complètes,jusqu’à l’université,puis devint un proche et un inséparable du "Che" d’abord au Congo puis en Bolivie. Après la capture puis l’assassinat du"Che" au hameau de La Higuera, il fut, avec Pombo,Urbano,Inti Peredo,Dario et Nato un de ces 6 survivants lesquels, au prix d’un courage inimaginable, rompirent l’encerclement de l’armée bolivienne et purent, pour les 3 Cubains quitter le pays, les 3 Boliviens entrant dans la clandestinité à La Paz, en vue de la préparation des combats futurs.

Après l’échec (pour cause d’irresponsabilité et de mégalomanie d’au moins un responsable que ,par respect pour sa famille, je ne nommerai pas) d’une nouvelle tentative d’implantation de la guerrilla en Bolivie, qui vit la fin tragique de Inti Peredo, Benigno revint à Cuba où il effectua, sur ordre de Fidel, de nombreuses missions .

C’est dans les années 1990 qu’il commença à exprimer de profonds désaccords avec Fidel, qui le conduisirent à quitter Cuba pour la France où il vécut, à Villejuif.
On pourra longtemps disserter sur cette "trahison" .

Mais pour avoir longtemps cotoyé Benigno,je puis témoigner de sa grande conséquence et de sa fidélité aux idéaux qui embrasèrent sa jeunesse. Marqué au fer rouge par sa proximité avec le "Che" et Camilo, il leur a toujours témoigné, en plus d’une grande affection, une admiration sans failles. Aussi et malgré certaines de ses déclarations, souvent trafiquées par des journaleux sans éthique et médiatisées par nos adversaires qui ne se sont jamais faits à cette réalité d’un Cuba socialiste, je puis affirmer qu’il n’est jamais "passé" dans le camp adverse.

Voilà l’homme, voilà le révolutionnaire, dont les dernières déclarations n’altèreront jamais,pour moi, la mémoire.



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