Pourquoi Mélenchon c’est l’échec assuré

jeudi 1er avril 2021
par  José Fort

1/ Après un très long parcours politique, alors que le moment est à la recherche de visages nouveaux et d’idées neuves, il est devenu un personnage ne symbolisant plus l’élan populaire nécessaire pour une véritable alternative capable de mobiliser jeunes et abstentionnistes.

2/ Son brillant mais éphémère résultat électoral de 2017 s’est amenuisé au fil du temps, réduisant dans le même mouvement son système d’organisation numérique. Seul lui restait de se convertir au people télévisé. C’est fait depuis sa prestation dans l’émission phare de M.Hanouna.

3/ Une réaction de rejet explique qu’il ne bénéficiera plus du gros de l’électorat communiste et de nombreux électeurs de gauche passés de l’enthousiasme à la déception.

4/ Ses efforts de « recentrage » vers un centre mou plus ou moins écologique n’obtient aucun résultat.

5/ Mélenchon aurait pu être le « Mujica » français, à l’instar de l’ancien président de l’Uruguay, le rassembleur, l’homme de la gauche, celle de la justice sociale, du respect de l’autre, de la solidarité. Il en a toutes les qualités : le talent, la culture, l’intelligence, la présence. Avec trois défauts : la suffisance, l’arrogance, et surtout l’héritage empoisonné et revendiqué de Mitterrand, architecte de l’Europe libérale.

Désormais et conscient qu’il ne peut plus être le champion de la gauche, Mélenchon joue ses dernières cartes. Une stratégie débouchant sur un possible et nouveau tête à tête Macron/ Le Pen au deuxième tour de la présidentielle.

Face à la droite et son extrême fascisante, il n’y a pas d’autre solution que la construction d’une alternative démocratique.

Un nouveau front populaire rassemblant les forces progressistes dans le respect des différences sur la base de propositions précises de justice sociale et de clair rejet du capitalisme source d’inégalités, de pauvreté et de maltraitance de la nature.

Mélenchon n’est plus en état de rassembler.

Il est devenu l’homme qui peut faire perdre la gauche.

Il reste suffisamment de temps pour construire autre chose.



Nous aimons !

« Les Siestes du grand-père »


Chibanis


Hercules 1959