Antoine Martin nous a quitté !

vendredi 9 avril 2021
par  Jelloul Ben Hamida

Antoine Martin, est parti ce lundi 5 avril, abattu en sept mois par un cancer qui ne lui a laissé aucune chance.

Hier entouré de son épouse Yannick, de son fils manu, son épouse et leurs deux enfants, de son beau-fils Sébastien Banus, sa compagne Sophie Ben Hamida et leurs trois garçons qu’Antoine nous a quitté au Funérarium de Nîmes.

Plusieurs des ses amis et de ses proches étaient présent pour lui rendre un vibrant hommage.

On remarquait parmi eux la présence d’Eddie Pons et de sa compagne très abattus par le départ de leur ami Antoine.

L’ancien député maire Alain Clary, Frédéric des champs sans oublier l’ancien voisin Vincent Bouget, conseiller municipal et secrétaire de la fédération communiste du Gard accompagné de sa mère et de sa sœur qui ont assisté à la cérémonie d’hommage rendue à Antoine.

L’éditrice Marion Mazauric de la maison d’édition " Au Diable vauvert" a rendue un vibrant hommage à Antoine en indiquant :

« Il aura eu le temps de voir son dernier livre, Hercules 1959, qui sort le 15 avril et, parce qu’il a eu du courage, de l’élégance et de l’humour jusqu’au bout, de nous préciser que c’était son chant du cygne. »
« Alors lisons-le et marrons-nous en pensant à lui, en hommage. »

« Antoine Martin portait à une grandeur épique nos travers ordinaires. Il a écrit son œuvre en observant l’humanité, placée dans des états paroxystiques tels que panne de chauffe-eau, coulage de bielle ou autres galères et emmerdements majeurs qui agissent comme de puissants révélateurs de nos êtres. Un art disons-le plutôt matérialiste et allergique au piédestal, un art modeste et populo dans une langue ciselée, qui lui valait le soutien du CNL. »

Elle précisait dans hommage à Antoine

« Au Diable vauvert, il était un auteur rare, d’une érudition imposante sous plusieurs couches de modestie, mais aussi un lecteur, conseiller et traducteur de l’espagnol bien sûr, mais aussi du catalan, de l’italien, de l’argentin...
Il a aussi traduit les lettres inédites de Che Guevara à ses proches, que nous publierons en octobre prochain au Diable vauvert. Et écrit un texte sublime sur Lea Vicens, qu’il a vue grandir et grandir et grandir. On ne va pas laisser Antoine quitter Nîmes de sitôt, et jamais nos cœurs.
Les écrivains ne s’en vont pas, et les amis non plus.
Antoine est les deux. »

MERCREDI 14 AVRIL - 19H30



En hommage à Antoine Martin, le comédien Arnaud AGNEL lira un extrait d’Hercules 1959
lors d’un Facebook Live littéraire, à écouter ici



Nous aimons !

« Les Siestes du grand-père »


Chibanis


Hercules 1959