Les feux de l’été

mardi 20 juillet 2021
par  Yvon Huet

On a beau être pour certains en vacances, bien difficile d’être insensible à ce qui se passe ici et là.

Tout à bord Cuba, où les USA ont essayé de destabilisé l’île à la faveur d’une crise difficile aujourd’hui comme elle le fut hier vu les effets conjugués de l’embargo et de la crise sanitaire.

Ensuite en Palestine où la gouvernance israélienne continue son action mortifère et essaie d’intimider par son espionnage numérique tous ceux qui luttent contre son insupportable politique d’apartheid et de domination cruelle.

Ensuite la Méditerranée où les migrants continuent de disparaître dans l’indifférence des nations méditerranéennes, malgré la solidarité de quelques ONG qui limitent les dégâts.

Ensuite la France où, à la faveur du rebondissement de la pandémie, le spectacle d’une gouvernance mélangeant son programme antisocial et antidémocratique et l’urgence à vacciner le plus possible de citoyens par des moyens autoritaires et brouillons crée une situation de brouillage jamais atteint jusqu’ici. Les droites extrêmes et les sectes essayent de récupérer le désarroi d’une partie de la population... avec des allusions aux camps de concentration nazis dont l’indécense fait bondir.

Pour finir, l’expression du durcissement du climat avec d’un côté des inondations monstrueuses et de l’autre des incendies qui ravagent des lieux magnifiques comme le cap Creus en Catalogne espagnole pose toujours avec acuité la question d’un changement profond dans les comportements des décideurs face au réchauffement climatique.

Pendant ce temps, Fabien Roussel continue son tour de France pour exprimer la perspective des Jours Heureux avec pour but essentiel de faire avancer l’idée d’une incontournable alternative à la politique qui est actuellement menée. Ce n’est pas une lance pour éteindre les incendies. C’est l’expression d’une démarche positive, claire et offensive pour redonner l’envie d’un vrai changement de société, à l’encontre du fatalisme ambiant. Ce n’est pas de trop pour donner aux luttes sociales de la rentrée une perspective qui sorte de l’ordinaire des déceptions.



Nous aimons !

« Les Siestes du grand-père »


Chibanis


Hercules 1959