En quelques mots… Macron, l’escamoteur et nos nécessités…

lundi 12 juin 2017
par  Danielle Bleitrach
popularité : 8%

51 % d’abstentions pour les élections législatives en France et Macron à 32%, ce qui fait 16% des inscrits, ce qui lui donne en tout illogisme une projection de 400 députés, un raz de marée, une chambre introuvable et ce pour imposer une régression sociale sans précédent. Vive la démocratie ! C’est la plus grande démonstration de la nature réelle de nos institutions.

Plus de la moitié de l’électorat français s’est mis en position de refus…Ces législatives et leur vague « macronenne » en trompe l »oeil ne sont pas seulement le prolongement des résultats de l’élection présidentielle (dans l’esprit du quinquennat), c’est aussi et surtout le refus de ce qu’a été cette élection, l’opération médiatique. Méditez sur ce chiffre : 16% seulement des inscrits pour Macron.

Oui mais voilà, les résultats sont là et l’avenir est sombre.

Dans un tel contexte malheureusement prévisible, aux côtés de la monarchie présidentielle française, il n’y aura pas de véritables opposition parlementaire. La force principale après les godillots de Macron est la droite qui ne fera que de la surenchère en matière d’attaque contre nos acquis sociaux et le service public. Que l’on ne se fasse pas d’illusion, ils s’entendront non seulement dans cette besogne là, mais plus encore contre nos capacités de résistance, d’organisation, contre le syndicalisme de lutte en particulier. Nous n’avons que trop crié au loup, utilisé la haine légitime du fascisme contre la baudruche qu’ils nous ont gonflée, le Front de la haine, et qu’ils ne lâcheront pas de sitôt tant elle est devenue un élément clé de leurs manoeuvres, alors que nous commençons seulement à percevoir ce que ceux qui sont au pouvoir sont capables pour imposer leur politique à un peuple qui n’en veut pas.

Donc il faudra de la combativité mais aussi de la discipline pour les en empêcher. Le fascisme n’est pas l’opposé de cette démocratie là, il en est le prolongement par temps de crise.

Sans être uni, un peuple a toute chance d’être vaincu…

Que faire ? Tout cela était pour le moins prévisible et vient de loin. Il ne nous reste plus qu’à nous dire que jusqu’ici nous avons vécu dans la crainte et que désormais nous pourrions vivre dans l’espoir,ce n’est pas de l’ordre du choix , : la politique qui va être menée impose une stratégie de rassemblement. . Pour cela je ne vois pas d’autre chemin qu’une véritable union. Celle-ci est difficile certes tant les protagonistes sont allés loin dans la division et tant la force qui jusqu’ici a toujours donné sens à l’union populaire est affaiblie, je veux parler du PCF. Ce n’est pas par esprit de boutique, regardez le paysage et interrogez-vous sur qui et sur quoi dans la situation actuelle on peut tabler pour dépasser les divisions dans un sens qui ne soit pas un simple leurre.

. Un esprit de responsabilité doit nous animer et cela passe par la nécessité de la construction de l’ unité dans les luttes futures, autant que par un sévère examen par chacune des forces de gauche sur son action en particulier pour nous communistes.Au-delà de ces élections législatives où on doit sauver ce qui peut l’être, que les bouches s’ouvrent, pas de mannequins dans le parti. Pas pour laisser échapper colère et amertume stérile mais pour reconstruire une véritable perspective et stratégie qui nous ont manquées.




Nous aimons !

« Les Siestes du grand-père »


Chibanis


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