Les murs de la honte qui ne dérangent pas

jeudi 17 janvier 2019
par  José Fort

Les plus anciens se souviendront que l’Allemagne a été coupée en deux de 1961 à 1989 par le mur de Berlin. Ils se souviendront peut être de la célèbre phrase prononcée par le président nord-américain de l’époque John Fitzgerald Kennedy « Ich bin ein Berliner » « Je suis un Berlinois ». C’était au temps de la guerre froide et le mur de Berlin alimentait l’anticommunisme en France et ailleurs.

Aujourd’hui des dizaines de murs ont été érigés ou sont en cours de construction dans l’indifférence presque générale. Sauf aux Etats-Unis, car celui que veut faire construire Trump à la frontière mexicaine fait pour le moins jaser. Face aux sénateurs démocrates refusant le financement du mur trumpiste, les salaires des fonctionnaires sont bloqués depuis des semaines et cela commence à provoquer aux Etats-Unis remous et colère.

Il y a d’autres murs dans le monde. Au hit parade de l’indignité, le mur israélien. Long de plus de 700 kms, il oblige les Palestiniens à faire des détours incroyables, isole des villes et des bourgades, permet la spoliation des terres, de l’eau causant des pertes économiques considérables. Ce mur a été déclaré illégal par l’Assemblée générale de l’ONU, par la Cour internationale de justice mais le gouvernement de l’apartheid israélien, fort du soutien de Trump et du silence complice de la France et des Européens, poursuit son action criminelle en prolongeant le mur, en assassinant, en emprisonnant, en humiliant le peuple palestinien.

Il y aussi des murs en Hongrie, au Maroc, à Chypre, à Mellila et Ceuta, entre l’Inde et le Bangladesh et dans quelques autres parties du monde.

Je citais il y a un instant Kennedy et sa phrase « Je suis un Berlinois ». Pour être plus précis, il avait déclaré « Tous les hommes libres, où qu’ils vivent, sont citoyens de cette ville, je suis un Berlinois » Et bien, pour le paraphraser ce soir, je vous dis : « tous les hommes libres, où qu’ils vivent, sont citoyens de Jérusalem et de Ramalah, d’El Paso et de Ciudad Juarez.

Manu Chao chante clandestino. Ecoutons.

Manu Chao - Clandestino (Full Album)




Nous aimons !

« Les Siestes du grand-père »


Chibanis


Hercules 1959