L’Égypte emprisonne un homme pour harcèlement qui a déclenché le mouvement #MeToo

lundi 12 avril

Ahmed Bassam Zaki avait déjà été condamné à trois ans de prison pour avoir harcelé deux jeunes femmes

Un tribunal égyptien a condamné dimanche un homme à huit ans de prison pour harcèlement sexuel de trois mineurs et possession de drogue, dans une affaire qui a suscité l’indignation sur les réseaux sociaux.

Ahmed Bassam Zaki, ancien étudiant de l’université américaine du Caire, a été condamné à sept ans de prison pour harcèlement sexuel de trois filles mineures et à un an pour possession de drogue, a indiqué à l’AFP une source judiciaire.

Il peut faire appel du verdict, a ajouté la source.

Zaki, une vingtaine d’années, avait déjà été condamné en décembre à trois ans de prison pour harcèlement sexuel de deux jeunes femmes par le tribunal économique égyptien, qui juge les cybercrimes.

Le tribunal a conclu qu’il avait envoyé des photos sexuelles à l’une des femmes et contacté à plusieurs reprises l’autre sans son consentement.

En juillet, des comptes Instagram et Twitter sous le nom de "Police d’assaut" ont publié des plaintes contre Zaki, notamment un viol présumé et des dizaines d’agressions contre des femmes et des filles, dès l’âge de 14 ans, certaines impliquant du chantage.

Des allégations contre Zaki avaient déjà été faites, mais les autorités n’ont réagi qu’après que les allégations ont été rendues publiques par l’intermédiaire de la « police d’assaut », qui avait reçu plus de 100 plaintes contre lui.

Zaki a été arrêté le 4 juillet et a avoué avoir agressé et fait chanter six plaignants, dont l’un était mineur.

#Moi aussi

L’affaire Zaki a déclenché un mouvement MeToo dans un pays où les femmes sont victimes de harcèlement sexuel généralisé, une infraction pénale depuis 2014.

Le Conseil national des femmes a déclaré que dans les cinq jours suivant la publication de l’affaire, il avait reçu 400 plaintes, principalement pour violence à l’égard des femmes.

Malgré la législation et les efforts de la société civile pour résoudre le problème, des enquêtes ont montré que près de 60 pour cent des femmes ont été la cible de cette forme de harcèlement dans les espaces publics, et une proportion égale d’hommes ont admis avoir harcelé des femmes en public.

Gardez le contact !

Les femmes sont souvent réticentes à s’exprimer, craignant la honte publique et être accusées de s’habiller ou d’agir « de manière provocante ».

Le parlement égyptien a approuvé en août des amendements au code pénal accordant aux victimes d’agression sexuelle le droit à l’anonymat. Cette décision visait à encourager les femmes et les filles à signaler les cas de violence sexuelle.

Un cas important qui a été mis en lumière dans le cadre de la campagne égyptienne MeToo était un viol collectif présumé d’une jeune femme dans le luxueux hôtel Fairmont Nile City du Caire en 2014.

Les neuf hommes présumés, soupçonnés d’être issus de milieux aisés, auraient utilisé une vidéo de l’incident pour la faire chanter et la faire taire.

Les autorités ont par la suite arrêté des témoins dans l’affaire, dans un geste dénoncé par les critiques comme une tentative d’intimidation.


Chez nos copains... : Source Agences

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